Battre Nicolas Sarkozy. Oui, mais après ?

Publié le par Yohann Duval

Nous entrons dans la dernière ligne droite de l'élection présidentielle. Alors que le président sortant, faisant preuve d'une démagogie sans précédent, use et abuse de toutes les ruses pour séduire des électeurs avec qui il a toujours été en désaccord, son adversaire, François Hollande, semble bien parti pour l'emporter.

 

 

sarko-hollande.jpg

 

 

Si le candidat du Parti Socialiste peut espérer faire basculer le pays à gauche, c'est principalement parce que son adversaire est un véritable épouvantail. Nicolas Sarkozy, le "président des riches", représente le symbole de l'indécence, de l'échec et de l'impuissance. Il a alourdi la dette, creusé les déficits, provoqué une hausse du chômage sans précédent, mis la France à la remorque d'intérêts qui ne sont pas les siens (OTAN, Allemagne...) et terni l'image de la fonction présidentielle par ses outrances.

 

Pour changer de président, il n'existera Dimanche qu'un seul moyen : voter en faveur de François Hollande. Il ne s'agit pas là d'un choix du coeur, mais d'un vote de raison, qui ne se berce d'aucune illusion. Quelques questions restent toutefois en suspens : une victoire fondée sur le seul rejet serait-elle acceptable pour le pays ? Suffirait-elle à garantir son redressement ? Le nouveau président pourrait-il, dans ces conditions, considérer que c'est son projet qui a été plébiscité ? La réponse est évidemment non.

 

Fort heureusement, les 10 et 17 Juin prochains, les Français auront l'occasion de décider du contenu à donner à la nouvelle majorité. Le chantage au "vote utile" ne fonctionnera plus, cette fois, et les électeurs se prononceront librement. Face à la droite sarkozyste en pleine déconfiture et au Front National, les citoyens auront la lourde tâche de choisir leurs représentants pour les 5 ans à venir.

 

Ils pourront, bien sûr, décider d'élire des députés en provenance de la gauche libérale socialiste, celle qui n'a pas osé s'opposer au MES et qui a soutenu tous les traités européens depuis 20 ans. Ils pourront également opter pour une gauche sociétale, contestataire et idéaliste, qui pêche par naïveté sur les questions liées à la sécurité et à l'immigration. Ils pourront même voter pour des écologistes qui méprisent la nation, qui veulent sacrifier nos atouts industriels et qui se bercent encore d'illusions quant à la nature de l'Union Européenne.

 

Mais ils pourront aussi et surtout choisir de défendre la France et les valeurs de la République en votant, par exemple, pour les candidats présentés par le Mouvement Républicain et Citoyen.

 

Et c'est parce que j'estime qu'il est possible d'être de gauche et d'aimer la France que je serai candidat aux élections législatives, dans la 5ème circonscription de la Seine-Maritime.

 

Mon site de campagne : www.duval2012.fr

Publié dans Présidentielle 2012

Commenter cet article

Arnaud Mouillard 05/05/2012 22:43

Bonjour Yoann,

Je viens de découvrir votre Blog et je ne manquerai pas d'y retourner.

Je me permets de rappeler que Christophe Bouillon, député sortant de la 5e circonscription du 76, est un des rare député socialiste à avoir voter contre le MES :
http://hern.over-blog.com/article-le-detail-des-votes-des-deputes-concernant-le-mecanisme-europeen-de-stabilite-mes-99885607.html

Bon courage pour la campagne à venir !

Arnaud MOUILLARD - http://hern.over-blog.com - hern276@yahoo.fr

Yohann Duval 06/05/2012 11:14



Bonjour,


Rassurez-vous, je n'avais rien raté des prises de position de Christophe Bouillon, que ce soit sur le MES ou sur le traité de Lisbonne à l'époque.


J'avais d'ailleurs salué son opposition au MES dans un précédent article (http://bit.ly/zLa5RY). Même s'il persiste à penser qu'un tel mécanisme pourrait être quelque chose de positif, à
certaines conditions (comme sa réponse du 20 Octobre 2011, publiée sur le site "colibri info", le montre), et qu'il ne remet que très timidement en cause les décisions prises à l'échelon
européen, je reconnais qu'il a su prendre ses distances vis-à-vis de la ligne officielle du parti.


Merci pour les encouragements, qui font toujours plaisir, d'autant que je suis un fidèle lecteur de votre blog !