Connaître l'ennemi

Publié le par Yohann Duval

Jean Quatremer, le Torquemada de l'européisme, a publié il y a peu sur son blog une caricature de Nicolas Vadot, pour célébrer la sortie de "Debout l'Europe - Manifeste pour une révolution postnationale en Europe", le dernier livre du vert Daniel Cohn-Bendit et du libéral Guy Verhofstadt. Un petit dessin qui en dit long sur les objectifs des partisans de la "construction européenne".

 

 

vadot.jpg

 

 

On relèvera, entre autres...

  • Le drapeau européen, explicitement associé au drapeau américain. Pour mieux souligner l'allégeance de Bruxelles à Washington, j'imagine.

  • L'UE jeune et jolie, tellement supérieure, qui marche, hors de portée du peuple et au-dessus de lui (ou peut-être sur lui ?).

  • Le peuple en question, qui est composé, comme chacun le sait, de râleurs qui ont le culot de défendre leur système social (les égoïstes !), d'ignares qui osent contester le pacte de stabilité (les imbéciles !) et de nazis qui n'hésitent pas à remettre en cause le multiculturalisme (les salauds !).

  • La couronne sur la tête, parce que la monarchie c'est tellement mieux que la République !

Mis en cause dans les commentaires suivant ce dessin d'une subtilité inouïe, le paranoïaque et conspirationniste Jean Quatremer, victime d'eurocrétinisme selon Frédéric Lordon, a décidé, en bon démocrate, de "modérer les remarques désobligeantes des europhobes" à l'encontre du chef-d'œuvre de son ami Nicolas Vadot. Mais que pense-t-il donc, notre artiste, de tout cela ? Une de ses réponses nous éclaire...


"La mondialisation est un fait accompli et peut devenir une chance, si jamais l'on adopte une approche positive et... unifiée, n'en déplaise aux franchouillards qui pensent toujours qu'il existe une "exception française" et que le monde les regarde avec envie et déférence parce qu'ils ont inventé les droits de l'homme... "

 

Fatalisme capitulard, haine de la France, voilà l'approche "positive" que les eurobéats veulent nous vendre. En six mots comme en cent : voilà ce que nous devons combattre.

Publié dans Journalistes

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Tietie007 24/09/2013 19:38

Aucune haine de la France, mais du réalisme. Le déclin est inéluctable, dans un pays vieillissant où les jeunes ne veulent plus faire certains boulots et sont plus préoccupés par leur IPhone et
leur Playsatation que par leur avenir, alors que des peuples des pays émergents bossent comme des malades et nous taillent des croupières. On ne peut pas lutter contre un milliard et demi de
chinois qui ont les crocs et qui achètent le monde entier.

Yohann Duval 25/09/2013 23:26



Beaucoup de clichés tout de même. Les thèmes de la France trop petite, des Français glandeurs, de l'autarcie... on dirait du Alain Minc. C'est une caricature grossière. Rien que sur le thème du
protectionnisme : les Chinois et les Américains se protègent et continuent de commercer avec le monde entier : on est loin de l'autarcie.


 


Le déclin n'a rien d'inéluctable. Encore faut-il croire en son pays. Pour moi, la France est loin d'être finie. Elle n'a certes plus les moyens de diriger le monde mais elle a largement de quoi
se gouverner elle-même, de faire entendre sa voix, d'avoir son propre modèle et de satisfaire son peuple. C'est là l'essentiel.



Tietie007 24/09/2013 19:29

De toute façon, nous sommes en crise de civilisation, donc UE ou pas UE, je vois mal comment on peut redresser la situation en devenant un pays de vieux, avec des jeunes qui ne veulent pas trop
bosser et une concurrence mondiale féroce. Je ne crois pas non plus à l'horizon autarcique, car ce qu'on gagnerait d'un côté, on le perdrait de l'autre. Les solutions miracles, ça n'existe pas.

Tietie007 17/08/2013 13:37

Le système électoral actuel, en France, qui privilégie les alliances, ne permettra pas aux partis anti-UE, pour le moment, le seul FN, d'arriver au pouvoir.
Secundo, l'UE a bon dos, dans la crise actuelle et cette dernière n'est pas liée à une institution quelconque, mais à des causes endogènes profondes, comme le vieillissement de la population
européenne, la concurrence des pays émergents, des énergies et des matières premières chères. UE ou pas UE, ces caractéristiques resteront. Rétablir des frontières ne changera pas cet état de fait.

Yohann Duval 24/09/2013 19:17



Je crois que personne ne dit que l'UE est responsable de tous les maux. En revanche, elle ajoute des contraintes et rend par conséquent certains problèmes insolubles. Pour redresser le pays, il
faut d'abord desserrer l'étau.



Tietie007 25/07/2013 18:55

Le problème est que les anti-UE font aux alentours de 20 %, ce qui n'est pas suffisant pour changer. Après, on peut compter Mélenchon, qui, si il menait sa politique, serait obligé de sortir de
l'UE.

Yohann Duval 12/08/2013 23:16



C'est la situation actuelle. Heureusement, les choses ne sont pas figées, elles évoluent sans cesse. La tolérance à l'UE ne cesse de chuter : des changements majeurs peuvent avoir lieu.



Fabien 18/10/2012 11:30

On remarquera aussi que notre "chère" Europe et ses eurocrétins marchent à contre courant du peuple...bref belle affiche de propagande. alleluia!!!

Yohann Duval 18/10/2012 12:39



Oui, la "minorité éclairée" qui va dans le sens inverse de la majorité des citoyens... c'est tellement fidèle à la réalité.