Il était temps d'en finir...

Publié le par Yohann Duval

La deuxième semaine des primaires socialistes aura été agitée : Martine Aubry, en position de faiblesse, a du recourir aux coups bas pour se distinguer de son adversaire. François Hollande a ainsi été décrit comme le représentant d'une "gauche molle" puis comme le "candidat du système". Des attaques assez ridicules, qui ont entraîné... des réactions tout aussi lamentables. On retiendra en particulier celle du très médiatique Vincent Peillon, qui a attribué le "label Marine Le Pen" à Martine Aubry pour ses écarts de langage. Incontestablement, il était temps d'en finir...

 

 

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Comment expliquer ce comportement et ces petites phrases assassines, qui font déjà le bonheur de Nicolas Sarkozy et de ses sbires ? La réponse est simple : les deux candidats étaient des clones. Des copies conformes aux idées rigoureusement identiques, des "bébés Delors". Ce constat se faisait d'ailleurs à l'intérieur même du parti : Arnaud Montebourg nous disait Dimanche qu'Aubry ou Hollande, "c'est du pareil au même". Pour exister, la candidate en difficulté dans les sondages a donc du tout faire pour se démarquer et créer des divisions factices... une entreprise couronnée de succès, puisque certains socialistes ont réellement cru que la candidate de substitution à Dominique Strauss-Kahn, proche d'Alain Minc, soutenue par Bernard-Henri Lévy et le très libéral Bertrand Delanoë était plus à gauche que le député corrézien...

 

Ces petites mesquineries n'ont toutefois pas découragé les électeurs de gauche, qui ont été une fois encore plus de 2 millions à se déplacer pour finalement choisir François Hollande. C'est donc la "gauche molle du système" qui représentera le Parti Socialiste en 2012. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer, mais plus que jamais, une alternative réellement républicaine devient une nécessité.

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