L'Europe Allemande, ou le fédéralisme à marche forcée

Publié le par Yohann Duval

Angela Merkel vient d'annoncer son projet à long terme pour l'Europe : le fédéralisme. J'ai déjà expliqué ici-même les raisons de mon opposition totale à ce projet parfaitement irréaliste en l'état actuel.

 

 

merkelfed.jpg

 

 

Considérant que le traité d'austérité (aussi appelé "pacte budgétaire" ou "TSCG") est un premier pas dans la "bonne" direction, la chancelière estime que "sans un renforcement des pouvoirs de contrôle des institutions européennes, notamment de la Commission européenne, l'Union monétaire ne peut pas fonctionner". En d'autres termes, l'heure serait venue d'asservir un peu plus les nations aux technocrates de Bruxelles. Pour elle, comme pour une grande partie de nos élites coupées des réalités, si l'Europe fonctionne mal, c'est que nous avons besoin de plus d'Europe ! Prisonniers du dogme de "l'euro qui protège", les fédéralistes n'envisagent que la fuite en avant perpétuelle, aussi risible que lourde de dangers...

 

Comme le note l'article du Figaro, l'Allemagne exige de ses partenaires des "réformes structurelles", euphémisme pour "destruction du code du travail" et "remise en cause des acquis sociaux". La stratégie d'Angela Merkel, nous l'avons déjà vue en Grèce, en Espagne ou encore au Portugal. Le résultat est catastrophique : une explosion du chômage, un accroissement des inégalités, un massacre social et un recul des droits des travailleurs... tout cela sans assainir les finances du pays, sans combler les déficits et sans résorber la dette.

 

Ce scénario était prévisible. Une inconnue subsiste : l'opinion des peuples du continent. Accepteront-ils docilement de se laisser forcer la main ? Pour éviter d'en arriver là, il nous reste une arme : notre bulletin de vote. La nation demeurant le seul cadre crédible de la démocratie, il est encore possible de défendre notre liberté en accordant nos suffrages aux défenseurs de la souveraineté nationale, ceux qui, du traité de Maastricht au M.E.S., en passant par le traité constitutionnel de 2005, ont toujours mis en garde leurs concitoyens contre les risques d'une Union Européenne mal pensée et inefficace car bâtie sur une idéologie, et non sur la réalité. Les candidats du Mouvement Républicain et Citoyen, dont je fais partie, sont de ceux-là !

 

 


 

Pour suivre le fil de ma campagne pour les législatives : http://www.duval2012.fr/

Ou sur Facebook :  http://www.facebook.com/duval2012

Publié dans Législatives 2012

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article