L'Union Européenne, cette prison qui nous coûte cher

Publié le par Yohann Duval

Le Figaro nous apprend aujourd'hui que la contribution de la France à l'Union Européenne va augmenter de 837 millions d'euros, pour couvrir les dépenses de Bruxelles, "qui ont été plus fortes que prévu cette année". En d'autres termes, l'UE, si prompte à imposer l'austérité aux peuples du continent, ne parvient pas à maîtriser ses propres dépenses et vient désormais présenter la note aux États. Cette situation, aberrante en elle-même, nous conduit à nous poser une question : quel est le coût réel de ce monstre technocratique ?

 

 

euros

 

 

L'UE est une prison : à l'image de la Grèce, de l'Espagne ou de l'Italie, des nations entières sont placées sous sa tutelle. Des efforts terribles sont demandés aux peuples : suppressions d'emplois dans la fonction publique, recul des droits des travailleurs, diminution des pensions, privatisations... rien ne leur est épargné. La France, elle aussi, doit faire face aux contraintes imposées par cette entité pourtant illégitime depuis le référendum de 2005. Privé de la maîtrise de sa monnaie, de ses frontières ou de la gestion de ses échanges commerciaux, notre pays est enchaîné et se débat péniblement dans la mondialisation.

 

Plus grave, nous devons payer nos geôliers : si les chiffres sont difficiles d'accès et les méthodes de calcul complexes, la commission européenne et divers sites du gouvernement Français nous permettent de connaître le coût de l'UE pour le contribuable. La France est le deuxième contributeur net du continent, derrière l'Allemagne : elle a dépensé 19.6 milliards d'euros en 2011 et n'en a reçu que 13.1 milliards, principalement au titre de la politique agricole commune. Soit un solde négatif de 6.5 milliards. Autrement dit, lorsque vous apercevez un bâtiment sur lequel apparaît la mention "financé par l'Union Européenne", vous vous trouvez en réalité devant une construction payée par vos propres impôts. Oui, les barreaux de la prison coûtent cher.

 

Depuis 2007, la contribution nette de la France a considérablement progressé. Le prélèvement sur les recettes de l'État a augmenté, tandis que les "retours", c'est-à-dire les investissements de l'UE sur notre territoire, ont diminué.

 

 

contributionfranceue.PNG

 

 

Détail révélateur, la méthode de calcul utilisée par la commission européenne est assez surréaliste : plutôt que d'utiliser simplement la différence entre revenus et dépenses (comme je l'ai fait pour construire le tableau ci-dessus), elle utilise une méthodologie invraisemblable, tellement complexe qu'une page entière lui est dédiée sur son site. Une véritable caricature de casse-tête technocratique, qui n'a semble-t-il qu'un but : nous persuader que la participation de certains États est inférieure à ce que ce que la réalité des chiffres prouve. Selon la commission, la France verse ainsi 1 milliard de moins que ce que nous pouvons calculer.

 

Afin de pouvoir se faire une idée plus précise de la somme que nous payons pour l'entretien de notre cellule, rappelons quelques chiffres :

- le budget alloué au ministère de la justice en 2012 est de 7.4 milliards d'euros

- le coût annuel du dispositif "RSA de base" est de 6.5 milliards d'euros

- le coût total de la prime pour l'emploi en 2011 était de 2.4 milliards d'euros

- le coût annuel du recrutement de 12.000 enseignants serait estimé à 0.5 milliards d'euros

- le budget annuel des Restos du coeur est d'environ 0.15 milliards d'euros

 

Au vu des résultats calamiteux de cette Union Européenne en matière d'emploi et de justice sociale, en tenant compte des contraintes qu'elle nous impose et du boulet que représente l'euro, pouvons-nous nous permettre de continuer à dépenser autant pour faire perdurer cette entité anti-démocratique ?

Publié dans Europe

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

bri 12/03/2013 17:22

Ah ! la méchante Europe... ce sont quand même NOS ministres qui ont le mot de la fin ! Alors demandez leur des comptes avant de vous en prendre à une Union noble, mais minée par le nationalisme
égoïste de nos ministres arrogants !

Yohann Duval 15/03/2013 10:59



Je n'ai aucune sympathie pour les hommes politiques qui acceptent une tutelle étrangère. Mais dire que nos ministres ont le dernier mot est simplement faux : la Commission (et ses technocrates
non-élus) vient par exemple de décider de punir la France (et ses gouvernements issus des urnes) car elle n'a pas respecté une idéologie imbécile et suicidaire économiquement. C'est ça, la
réalité de votre UE.