L'Union Européenne et sa mentalité de citadelle assiégée

Publié le par Yohann Duval

Les résultats électoraux et les sondages les plus récents sont clairs : l'Union Européenne n'a plus la cote. Austérité imbécile, inefficacité économique, mépris de la démocratie... les maux dont cette entité est responsable sont innombrables et les citoyens commencent à prendre conscience de l'affreuse réalité qui se cachait derrière les beaux discours et les belles promesses. Les partis eurosceptiques progressent et leur discours commence même à gagner les partis traditionnellement europhiles. Face à cette situation, les institutions européennes se sont lancées dans une fuite en avant autoritaire.

 

 

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L'énergie du désespoir

 

L'édifice se fissure, mais les derniers eurobéats résistent avec férocité. Pour faire face aux critiques légitimes des partis eurosceptiques, qui ne font que constater que l'UE telle qu'elle est conçue actuellement est un échec total qui mène le continent à la ruine, ils ont décidé de se réfugier dans le déni et d'utiliser tous les moyens dont ils disposent, même les plus autoritaires. Nous savions déjà que le respect de la démocratie n'était pas le point fort de ces fanatiques, mais nous assistons ces derniers mois à une véritable escalade.

 

Le Daily Telegraph nous apprenait ainsi le mois dernier que le Parlement européen aurait décidé de se doter d'une armée de "trolls" pour contrer les critiques à l'égard de l'Union Européenne. Une "cellule riposte" financée intégralement par le budget européen (c'est à dire par nos impôts), pour surveiller l'opinion publique et rétablir de prétendues vérités sur la nécessité d'imposer toujours "plus d'Europe" à des peuples qui n'en veulent manifestement pas. Une information qui peut prêter à sourire mais qui traduit en réalité une mentalité de citadelle assiégée particulièrement inquiétante : le moindre remise en question n'est plus tolérée.

 

Dans le même temps, les camisoles budgétaires (TSCG, Six Pack, Two Pack...) qui se sont multipliées ces derniers mois commencent à entrer en vigueur. La France ne pourra désormais plus décider de son budget sans en référer à la Commission européenne. Elle devra accepter sans sourciller sa mise sous tutelle ou elle s'exposera à des sanctions. Une telle oppression devrait scandaliser toute personne aimant son pays, mais elle ne semble guère émouvoir les parlementaires des grands partis de gouvernement, PS et UMP en tête.

 

La soumission des socialistes

 

En début de semaine, nous constations avec dégoût que la France allait être punie comme un vulgaire délinquant, au motif que certains dispositifs fiscaux n'étaient pas compatibles avec les règles de la Commission de Bruxelles. À l'heure où le gouvernement Français tente de trouver des économies par tous les moyens, nous devrons donc verser pas moins de 9 milliards d'euros ! Dans cette Union Européenne, ce sont en effet des technocrates non-élus qui dictent leur loi à des gouvernements issus des urnes.

 

 

 

 

Le plus triste dans cette histoire est que le gouvernement socialiste a docilement accepté la sanction. Lors d’une audition à huis clos à l’Assemblée nationale en Février, Jérôme Cahuzac avait assuré qu'il paierait "3 milliards en 2013, 3,55 milliards 2014 et un peu moins en 2015". Et dire que quelques jours plus tôt, les députés de la majorité, dans un énième acte de soumission à la "déesse Europe", avaient décidé d'imposer aux écoliers l'apprentissage de l'hymne européen...

 

Ces humiliations sont insupportables et se paieront, tôt ou tard, dans les urnes. D'où la nécessité d'offrir aux électeurs une autre politique.

Publié dans Europe

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