La bataille des européennes est lancée

Publié le par Yohann Duval

Les européennes de 2014 viennent enfin de débuter. Samedi dernier, Debout La République (DLR) a lancé sa campagne pour 2014 à laau Bellevilloise. Accompagné par quelques uns de ses alliés européens (le britannique Paul Nuttal, le bulgare Slavi Binev et le finlandais Timo Soini), Nicolas Dupont-Aignan a pu présenter ses ambitions pour cette échéance capitale ainsi que sa vision de l’Europe de demain.

 

dlr2014.jpg

 

Sortir l’UE de l’Europe


Comme toujours, le président de DLR n’a pas eu de mots assez forts pour dénoncer l’impasse dans laquelle l’UE a conduit les peuples du continent. Différenciant l’idée européenne de l’Union Européenne, il a tenu à rappeler la « vraie nature » de cette dernière, « modèle du passé », qui est devenue au fil des ans « totalitaire et injuste ».

 « Nous ne sommes pas anti-européens, mais nous voulons la fin de cette Union Européenne qui a trahi les peuples, qui les fait souffrir et qui les plonge à nouveau dans les divisions et les haines. »

Annonçant que « les patriotes, en France, d’où qu’ils viennent, seront majoritaires », il prépare déjà la suite. L’Union que nous connaissons actuellement, érigée sur des fondations pourries, n’est « pas réformable » : elle est le symbole de l’injustice, de la régression sociale et de l’autoritarisme. Construite contre les nations qui la composent et donc contre la démocratie, cette UE doit être détruite pour être reconstruite sur des bases saines.

 

La protestation – parfois légitime mais toujours vaine – portée par les extrêmes n’aboutira à rien car les Français n’accepteront une rupture que si une alternative leur est proposée : « nous ne mettrons fin à l’Union européenne que si nous proposons aux peuples d’Europe un nouveau projet pour les générations futures ». Pas question de fuir cependant, ce n’est pas à la France de s’en aller, mais à l’UE de quitter l’Europe : exit donc, la Commission de Bruxelles, la Cour de Justice ou la Banque Centrale Européenne.

 

Le projet alternatif est simple : à la place d’une UE où tout est harmonisé, uniformisé et dénaturé, il propose une alliance de nations libres, diverses et totalement indépendantes, qui s’associent quand elles le souhaitent pour réaliser de grands projets. Et c’est avec l’aide de dirigeants venus des quatre coins de l’Europe qu’il a présenté ce programme ambitieux.

 

Un parti ouvert


DLR a en effet réussi à s’attirer les faveurs de plusieurs grands partis européens, comme celui des Finlandais de Timo Soini ou encore (et surtout) le UKIP de Nigel Farage. Celui-ci, qui ne pouvait pas être présent, a néanmoins tenu à s’exprimer via une vidéo diffusée le jour même.

 

S’il existe des différences d’approche sur la politique à mener à l’intérieur de chaque pays, tous s’accordent pour dénoncer l’inutilité voire la nocivité de la structure actuelle. Pour Slavi Binev, c’est la tolérance face à la corruption et le laxisme en matière de régulation de l’immigration qui pose problème. Pour Paul Nuttal, c’est le fonctionnement de l’UE, « fondamentalement anti-démocratique », qui la rend insupportable et inefficace. Tous espèrent pouvoir compter sur leur nouvel allié Français pour continuer le combat au Parlement européen dès l’année prochaine.

 

La tâche s’annonce difficile, mais le message des autres participants est clair : DLR doit garder le cap et avoir confiance en ses capacités. Retraçant son histoire personnelle, Timo Soini a lui aussi tenu à encourager l’auditoire, en soulignant que son parti, fondé par seulement 4 personnes, est devenu en quelques années le premier parti d’opposition : « si nous l’avons fait, vous pouvez le faire ! ». Et ce d’autant que le contexte semble aujourd’hui plus favorable à une prise de conscience brutale : « Allez en Grèce où il y a 60% de chômage chez les jeunes, et demandez-leur ce qu’ils pensent de l’UE ! ».

 

Pour une rupture radicale


Nous sommes aujourd’hui le 29 Mai. Il y a 8 ans, les Français rejetaient nettement par référendum le projet de constitution européenne porté par le « cercle de la raison » cher à Alain Minc. Peu après, nos élites, considérant que le peuple est stupide et qu’il est incapable de savoir ce qui est bon pour lui, approuvaient en catimini le traité de Lisbonne, copie conforme du texte précédent.

 

Les hasards du calendrier sont parfois aussi terribles que révélateurs : c’est en cette date anniversaire que Bruxelles a remis à « ses élèves européens », pour reprendre l’expression stupéfiante du Monde, leur feuille de route (ou plutôt leur bulletin de notes ?) pour les années à venir. Au menu : recommandations, avertissements, menaces de sanctions.

Une poignée de commissaires européens non-élus s’est arrogée le droit de s’immiscer dans nos affaires intérieures. Ils réclament à la France des sacrifices : libéralisations, baisse du coût du travail, modifications du code du travail et nouvelle réforme des retraites. En bref : il faudrait sacrifier notre système social pour « sauver l’euro » et se plier aux dogmes néolibéraux.

 

Nos dirigeants actuels, qu’ils soient sarkozystes ou socialistes, refusent de mener le combat pour retrouver leur liberté d’action. Il refusent d’admettre qu’il vaut mieux sortir de prison qu’aménager notre cellule. Ce défaitisme doit être combattu par tous les moyens, car les esprits sont désormais mûrs et prêts à envisager une autre voie : nous pouvons porter un projet de rupture radicale avec cette UE tout en conservant la perspective d’une coopération entre nations totalement libres. Ce rassemblement n’était qu’un début, mais il nous a permis d’entrevoir l’Europe de demain : c’est déjà beaucoup.

Publié dans Européennes 2014

Commenter cet article

Sans emploi ou fiché en banque bénéficiez d'un crédit à 1,2% le taux 11/09/2016 22:43

Plus besoin de banque, le prêt en ligne sans banque sûre et sécuriser.
Plus de besoins de banque, avant d'avoir un crédit, avec des conditions favorables.
Vous avez besoin d'un financement pour votre maison, pour vos
Affaires, pour achat de voiture, pour l'achat de moto,
Pour la création de vos propres entreprises, pour vos besoins
Personnels plus de doute. Nous octroyons des crédits personnels
Allant de 2000 jusqu'à 1.000.000 avec un taux
D'intérêt nominal de 1,2 % quel que soit le montant.
Veuillez nous préciser dans vos demandes de prêt
Le montant exact que vous souhaiteriez et la date.
Veuillez nous écrire pour vos prêts personnels.
Réponse rapide : Carlosduvrait@yahoo.fr

Jard 30/05/2013 09:18

N'avez-vous pas écrit "Audience" pour euh..."Auditoire", je crois.

Yohann Duval 30/05/2013 10:52



Très juste, merci pour la remarque.