Le prix Nobel de la paix déclare la guerre au bon sens

Publié le par Yohann Duval

Il y a quelques mois, nous étions les victimes d'une blague de mauvais goût venue de Norvège : le prix Nobel de la paix était offert à l'Union Européenne, alors même que la colère des peuples montait en son sein et qu'elle s'essuyait les pieds sur la souveraineté nationale des États membres. L'armada des européistes s'époumonait néanmoins pour célébrer cette récompense et louer les bienfaits de la déesse Europe, comme à l'accoutumée. Depuis, les événements à Chypre sont venus ramener à la réalité les plus fanatiques défenseurs de la construction européenne : désormais, celle-ci ne se fait plus seulement sans les peuples, mais littéralement contre eux.

 

 

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Le plan de "sauvetage" de Chypre, après avoir été vivement contesté, a finalement été rejeté par le Parlement. Plutôt que d'envisager de nouvelles négociations, la Banque Centrale Européenne a choisi l'épreuve de force : méprisant le résultat du vote, elle a décidé de soumettre les Chypriotes à un blocus monétaire. Elle leur ordonne d'accepter le plan de sauvetage, sans quoi elle cessera d'alimenter l'île en liquidités.

 

Ce blocus n'est ni plus ni moins qu'un acte de guerre. Un événement invraisemblable qui prouve, s'il le fallait, que les ayatollahs de Bruxelles sont prêts à tout pour ne pas voir leur utopie s'écrouler. Les derniers défenseurs de l'UE sont habités par une mentalité de citadelle assiégée, que je dénonçais il y a quelques jours ici-même, qui les pousse à nier la réalité ou à agir en dépit du bon sens.

 

Même Jean-Luc Mélenchon, qui qualifiait autrefois les partisans d'un démontage de l'euro de "maréchalistes", semble avoir compris que la défense de la monnaie unique était une cause perdue, incompatible avec la démocratie telle que nous la concevons. C'est du moins ce que l'on peut penser lorsqu'il affirme que "s’il faut désormais choisir entre la souveraineté du peuple et celle de l’euro, la France doit choisir le peuple" dans une tribune publiée dans l'Humanité.

 

Nicolas Dupont-Aignan, qui dénonce depuis très longtemps les conséquences de l'adoption de l'euro, a de son côté rappelé hier sur LCP que le véritable clivage se situe désormais entre les mondialistes, défenseurs acharnés de cette UE, et ceux qui aiment leur pays et qui croient encore en son avenir. Comme nos élites aiment à le répéter, "il n'y a pas d'alternative" : dans ce combat, ce sera elles ou nous.

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Tarsier 22/03/2013 16:55

Superbe phrase de conclusion ! Elle pourrait servir de mantra à tous ceux qui refusent le renoncement

Yohann Duval 23/03/2013 00:12



Il ne faut jamais abandonner !