Législatives partielles : la sanction

Publié le par Yohann Duval

Dimanche dernier étaient organisées des législatives partielles dans trois circonscriptions : la 6ème de l'Hérault, la 13ème des Hauts-de-Seine et la 1ère du Val-de-Marne. Le résultat de ces scrutins, marqués par une abstention massive, est une claque pour la majorité actuelle.

 

 

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S'il ne fallait retenir qu'une chose de ces trois résultats, ce serait bien évidemment les taux d'abstention considérable qui ont été enregistrés les 9 et 16 Décembre : 60% dans l'Hérault, 64% dans les Hauts-de-Seine et 77% ( ! ) dans le Val-de-Marne. Les querelles d'écoliers de l'UMP, la déroute du gouvernement socialiste et l'absence d'enjeu national (la majorité ne pouvant pas basculer) ont sans doute eu raison de la motivation de la plupart des électeurs.


Mais il convient également de noter que si l'UMP jubile et revendique trois députés de plus, un des candidats officiels du parti, Henri Plagnol, a été battu par le dissident Sylvain Berrios. La victoire de la droite (sur des terres qui lui sont historiquement favorables) est finalement davantage due à la déception de ceux qui avaient cru en François Hollande qu'à leur conversion soudaine au copéo-fillonisme.

En effet, le creusement des écarts entre Juin et Décembre montre l'étendue du désarroi de ceux qui avaient soutenu le Parti Socialiste aux dernières élections. Partout, les candidats de la majorité présidentielle ont reculé.

 

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Si certains élus de gauche ont entendu le message, conscients que ces chiffres "témoignent d'une forte démobilisation" et d'un "scepticisme croissant des couches populaires et moyennes", les caciques demeurent dans le déni. Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, ne voit rien derrière ces résultats. Il estime que ceux qui avaient placé leurs espoirs en François Hollande et qui souffrent aujourd'hui de son inaction n'ont pas compris la qualité du travail fourni. Il pense que tous les citoyens qui ont refusé de se déplacer pour protester contre les renoncements coupables du nouveau président sont des benêts auxquels il faudrait "mieux expliquer" les bienfaits de la politique menée par les socialistes.

 

La réalité est manifestement différente : beaucoup d'électeurs ont très bien compris que ce gouvernement n'est pas en mesure de redresser le pays. Ils regrettent déjà leur choix et ne soutiennent plus cette majorité qui se dit socialiste mais qui n'en finit pas d'imposer des mesures antisociales, pas plus qu'ils ne veulent du retour du sarkozysme. À nous de leur proposer autre chose...

Publié dans Législatives 2012

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