Leonarda : François Hollande cède face à la gauche folle

Publié le par Yohann Duval

Peut-on faire respecter la loi sans déclencher un psychodrame, en France ? C'est la question que l'on peut se poser après avoir constaté pendant plus d'une semaine l'incroyable exposition médiatique accordée à ce qui n'aurait du être qu'un cas de reconduite à la frontière des plus banals. L'intervention surréaliste du président Hollande Samedi est venue clore (ou pas ?) une bien triste séquence, qui a vu le chef de l'État s'impliquer dans une affaire sans aucun rapport avec sa fonction et plier l'échine devant une partie de la gauche, qui se complaît dans son irresponsabilité.

 

 

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Une expulsion justifiée et une polémique indigne

 

Rappel des faits : une famille de Kosovars entre sur le territoire en 2009 et dépose une demande d'asile politique. Cette demande est rejetée. La famille entame alors une bataille administrative interminable pour obtenir le droit de rester sur le territoire. Comme elle ne remplit pas les critères requis, cet acharnement judiciaire se solde par un échec. En 2013, après avoir épuisé tous les recours, l'expulsion est programmée pour début Octobre.

 

Le père est expulsé le 8 Octobre. Le reste de la famille doit suivre le lendemain, mais Leonarda, collégienne de 15 ans, manque à l'appel car elle participe alors à une sortie scolaire. Les policiers vont donc la chercher dans le calme avant de procéder à l'expulsion prévue. L'histoire aurait pu se terminer ainsi, mais avec l'aide des partis de gauche sans-papiéristes, une polémique va naître autour des conditions de l'expulsion de celle qu'on présente comme une élève modèle.

 

Rapidement, le Front de Gauche accuse le ministre de l'intérieur d'être « inhumain » et Jean-Luc Mélenchon estime qu'il est temps de le « rendre à Le Pen ». Esther Benbassa (EELV) et le député du Nord Bernard Roman (PS) dénoncent une « rafle ». Versant dans le sordide, Alexis Corbière en profite pour souligner que Leonarda a été récupérée sur le parking du collège Lucie Aubrac, l'une des plus célèbres résistantes à l'occupation allemande. L'idée est claire : faire passer Manuel Valls et ceux qui soutiennent les reconduites à la frontière pour des nazis, ni plus ni moins.

 

Le flot ininterrompu d'âneries en provenance de la gauche se poursuit ainsi pendant plusieurs jours. Rares sont ceux qui, comme Ségolène Royal, osent alors affirmer clairement qu'il convient d'attendre les résultats de l'enquête « avant de faire des réactions hostiles à l'application de la loi ». Dans ce contexte, l'intervention remarquable de clarté de Jean-Pierre Chevènement, qui « refuse la loi du mensonge triomphant » et qui rappelle que « tout pays a le droit de dire qui est admis à séjourner sur son sol ou pas », apparaît comme une oasis au milieu du désert. On rappellera au passage que Lucie Aubrac était la présidente du comité de soutien du candidat Chevènement à la présidentielle de 2002 !

 

Un épilogue consternant

 

Les résultats de l'enquête sont finalement connus quelques jours plus tard. Que disent-ils ? D'abord que l'expulsion est « conforme à la règlementation ». Ensuite que la famille n'a jamais fait preuve d'une « réelle volonté de s'intégrer à la société française ». Le père n'a jamais cherché activement un emploi. Il a insulté et menacé plusieurs fonctionnaires. Leonarda, de son côté, a brillé non pas par ses résultats scolaires, mais par son absentéisme : jusqu'à 78 demi-journées pour l'année de 4ème et déjà 21 rien que pour l'année en cours ! Le rapport est accablant et prouve que la loi a été parfaitement respectée.

 

Tout portait à croire que François Hollande choisirait la voie de la raison et assumerait en homme d'État une décision certes difficile (comme toute expulsion) mais juste. Perdu ! Il a une fois de plus cédé devant la gauche folle, celle qui estime que les lois sont faites pour être contournées. Il a donc laissé la porte ouverte à un retour de Leonarda, sans sa famille, désavouant par la même occasion son ministre de l'intérieur. De ce fait, il a porté un coup très dur à l'État de droit. Comme le rappelle Nicolas Dupont-Aignan :

 

« En France il y a des millions de Français naturalisés et d'étrangers en situation régulière. Eux ont respecté la loi. Eux ont suivi les règles. Comment peuvent-ils accepter que certains bénéficient de mesure d'exception ? C'est intolérable. Le Président de la République est le garant de nos institutions. Il ne peut pas faire d'exception selon son bon plaisir ou celui d'une certaine gauche redresseuse de torts. »


L'intéressée a violemment décliné l'invitation : « un jour ou l'autre je rentre en France, et après c'est moi qui va faire la loi ! ». Belle preuve d'intégration ! Ne reste à l'issue de cette séquence qu'une certitude : le pouvoir est faible et n'a plus aucun cap.

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jard 21/10/2013 11:32

J'interroge votre thèse du pouvoir faible. Il entre en guerre facilement et a réprimé durement les manifestants contre le mariage homosexuel.

Yohann Duval 21/10/2013 18:35



Il n'est entré en guerre qu'au Mali, à un moment où c'était devenu inéluctable. En Syrie, il a menacé de manière ridiculement agressive mais n'a (heureusement) rien fait. Pour le mariage, parler
de répression me semble excessif. Les manifestations n'ont pas été interdites et il n'y a eu que très peu de débordements.


 


Je continue de penser que le pouvoir manque cruellement de force : il est aux ordres de Bruxelles, il a peur de l'Allemagne, il suit les États-Unis, il plie face aux écologistes et maintenant
devant l'extrême-gauche. Il refuse de décider, ne semble pas capable de choisir son camp en cas de conflit entre deux ministres et doit se résoudre à imaginer des compromis foireux... c'est
clairement sa faiblesse qui provoque la cacophonie actuelle.