Ni germanophobie, ni germanomanie : défendons nos intérêts !

Publié le par Yohann Duval

Il y a quelques jours, la polémique sur un texte élaboré par le Parti Socialiste faisait rage : en dénonçant "l'intransigeance égoïste d'Angela Merkel", quelques socialistes n'avaient pas hésité à pointer du doigt de manière totalement hypocrite la politique d'austérité imposée par Bruxelles et Berlin, alors même qu'ils soutiennent l'action d'un gouvernement qui l'applique dans notre pays.

 

 

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Peut-être espéraient-ils faire oublier le fait qu'ils ont approuvé tous les traités signés depuis 30 ans, ceux qui nous ont privé de toute capacité d'action ? Peut-être espéraient-ils cacher un instant le bilan de la politique menée par François Hollande depuis son élection, à savoir une hausse continue du chômage et un dérapage budgétaire ?

 

Quoi qu'il en soit, ces écrits ont vite été interprétés par l'opposition comme le témoignage d'une "germanophobie" latente. Les condamnations ont été quasiment unanimes et, le ridicule ne tuant pas, Jean-Louis Borloo a même été jusqu'à rédiger une lettre dans laquelle il présentait "solennellement" des excuses à la chancelière.

 

Devant ces réactions enflammées, le PS a décidé de calmer le jeu en demandant la suppression du passage litigieux. Puis, dans un excès de zèle, Jean-Marc Ayrault a même tweeté en allemand pour donner des gages de sa bonne foi.

 

Ces actes de contrition surréalistes prouvent qu'une trop large partie de notre classe politique souffre d'un inquiétant complexe d'infériorité vis-à-vis de notre voisin d'outre-Rhin. Pour ceux qui ne croient plus en la France, l'Allemagne est un modèle qu'il faut copier quoi qu'il en coûte... et qu'il ne faut surtout pas fâcher en osant mener une autre politique que celle qu'elle souhaite.

 

Les socialistes, l'UMP et les centristes, qui co-gèrent le pays depuis si longtemps, semblent en réalité souffrir de "germanomanie". Ils ont manifestement oublié que l'amitié franco-allemande ne peut exister que si elle se fonde sur un principe d'égalité. Personne ne reprochera à Angela Merkel de défendre les intérêts de son pays et de son électorat, mais la France n'est pas l'Allemagne et ce n'est pas être germanophobe que de dire cela ! Pas plus que critiquer la politique menée par François Hollande fait de nous des francophobes...

 

Le peuple Allemand et le peuple Français sont amis. Mais nous n'avons ni les mêmes besoins, ni les mêmes projets, ni la même économie, ni la même démographie. L'Allemagne profite de l'euro alors que la France – comme nombre de pays du Sud de l'Europe – traîne cette monnaie comme un boulet. Il faudra, tôt ou tard, prendre acte de ces divergences et en tirer les conclusions qui s'imposent sereinement.

 

L'amitié : oui. La soumission : non !

Publié dans Europe

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Jard 04/05/2013 06:59

Les Boches détruisent l'Europe pour le troisième fois en moins de cent ans et le petit Emmanuel Todd ose enfin dire qu'ils sont racistes mais à part ça, ce sont nos amis!

Yohann Duval 04/05/2013 10:41



Racistes ? Dans quel contexte a-t-il dit cela ?



L'Oeil de Brutus 03/05/2013 18:36

Une analyse que je rejoins entièrement ! : http://loeildebrutus.over-blog.com/l-allemagne-ce-modele-bidon

Yohann Duval 03/05/2013 23:26



Ceux qui veulent prendre l'Allemagne en modèle ont une vision très court-termiste... ou ne voient dans cet exemple qu'un argument de plus dans leur lutte pour parvenir à faire reculer les droits
des travailleurs.