Rage de verts

Publié le par Yohann Duval

Surfant encore et toujours sur les conséquences du tsunami japonais de Mars dernier, la présidente d'Europe Écologie Les Verts, Cécile Duflot, inonde les médias de ses injonctions au Parti Socialiste. À peine élu candidat pour 2012, François Hollande se voit ainsi vertement tancé et sommé de modifier radicalement son projet politique pour l'élection présidentielle à venir : un engagement à "sortir du nucléaire" serait désormais la condition sine qua non à la signature d'un accord de gouvernement.

 

 

duflot.jpg

 

 

L'arrogance de ce partenaire traditionnel des socialistes fait évidemment grincer des dents le reste de la gauche. À tel point qu'Aurélie Filipetti a du rappeler qu' "une discussion, ce n'est pas un ultimatum". Une intervention louable, qui rompt avec la "verdolâtrie" ambiante, mais qui risque de ne pas apaiser des écologistes qui font de ce sujet leur principal thème de campagne pour 2012, la crise de l'euro, les plans d'austérité qu'elle entraîne et la précarisation d'une grande partie de la population n'étant, bien entendu, que des sujets secondaires à leurs yeux.

 

Dans le même temps, Le Monde nous offre un article savoureux, qui énumère les conséquences du choix d'Angela Merkel de se passer de l'énergie nucléaire d'ici à 2022. Morceaux choisis :

 

"Huit des dix-huit réacteurs nucléaires étant arrêtés depuis le printemps, l'Allemagne pourrait être menacée de black-out ou être contrainte d'importer massivement de l'électricité."

 

"Alors que le mégawattheure coûte, en Allemagne, environ 60 euros, ce prix s'élève à 90 euros pour l'énergie éolienne, 150 pour l'éolien offshore et 370 pour le solaire."

 

"Malgré tout, pour assurer la transition énergétique, le gouvernement prévoit également de subventionner de nouvelles centrales au gaz mais aussi une dizaine de centrales au charbon très polluantes."

 

Inutile d'en rajouter : voilà qui démontre, une fois de plus, que le choix de sortir précipitamment du nucléaire n'est pas un choix de société mais bien un choix irresponsable de régression, contraire à l'intérêt national et à celui des classes populaires.

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article