TSCG : vers une adoption en catimini

Publié le par Yohann Duval

Le conseil constitutionnel a rendu son verdict : l'adoption du TSCG (ou "pacte budgétaire") ne nécessitera pas d'amendement à la Constitution. François Hollande n'aura donc besoin que d'une simple loi organique pour avaliser un texte, conçu par le couple Merkel - Sarkozy, qu'il s'était engagé à renégocier au cours de la campagne présidentielle avant de capituler en rase campagne en échange d'un modeste "volet de croissance". Une concession qui s'apparente davantage à un plat de lentilles : il y a peu, Jacques Sapir ne mâchait pas ses mots pour dénoncer ce tour de passe-passe grotesque.

 

"La pacte de croissance apparaît ainsi dans sa réalité : un prétexte pour faire voter le pacte de stabilité exigé par l’Allemagne ! François Hollande ne se contente pas de se parjurer, il se ridiculise."

 

Comme le note Nicolas Dupont-Aignan sur son blog, la décision des "sages" n'a en réalité que peu d'importance, puisque le nouveau gouvernement s'était déjà engagé sur la voie de la trahison. Un référendum permettrait aux Français de trancher en toute connaissance de cause ? Le nouveau président le refuse, car il craint le jugement de ses compatriotes et parce qu'il sait que chaque jour, le nombre de citoyens qui considèrent cette Union Européenne comme une entité malfaisante s'accroît.

 

 

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PS et UMP iront donc voter main dans la main, comme d'habitude, un nouvel acte de reddition, qui consacre cette fois la fin de notre souveraineté budgétaire. Devant le spectacle de cette poignée d'européistes fanatiques, prêts à jeter aux orties l'un des fondements de notre démocratie pour ne pas reconnaître leurs erreurs et préserver leurs dogmes ("peuple européen", euro, libre-échange), la consternation et la résignation pourraient nous gagner. Ne soyons pas défaitistes : ce vote pourrait, en effet, être l'occasion de prendre un nouveau départ.

 

Nous aurons l'occasion de vérifier si certains de nos députés sont capables de mettre leurs actes en accord avec leurs paroles. L'analyse des résultats et des débats nous permettra de séparer les réalistes des idéologues, les courageux des pleutres et les patriotes des capitulards. Les masques vont tomber ; le combat pour la reconquête de notre droit à disposer de nous-mêmes, qui dépasse largement les clivages traditionnels, pourra alors commencer.

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