Un "printemps Français", pour une France libre

Publié le par Yohann Duval

La campagne officielle pour l'élection présidentielle est lancée et, en l'absence de débats contradictoires (une situation temporaire, espérons-le), chacun des candidats tente de faire connaître ses idées et ses solutions pour le pays. Le livre-programme de Nicolas Dupont-Aignan, "Le printemps Français", entend expliquer de manière précise la façon dont un président pourrait redonner à la France sa capacité d'agir, en Europe et dans le monde. En 7 chapitres couvrant chacun un mois, le candidat de Debout La République (DLR) nous livre son agenda et ses priorités.

 

 

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Pourquoi être candidat ?

 

Après avoir franchi l'obstacle des 500 signatures, le maire de Yerres est désormais officiellement candidat. Les sondages ne lui promettent pas un avenir radieux, les médias l'ignorent ou le méprisent, mais Nicolas Dupont-Aignan s'accroche et lutte avec détermination. Sa motivation ?

 

"Voilà maintenant 30 ans que notre République sociale se voit méthodiquement démantelée par ceux-là même qui osent nous en dénoncer aujourd'hui l'inadaptation, soit pour nous convertir, à droite, à la fatalité d'un libéralisme aveugle et irresponsable, soit pour nous convaincre, à gauche, de transférer à l'échelle européenne notre démocratie !"

 

"Pour s'accrocher au pouvoir le plus longtemps possible, ils ont besoin de dire, et de faire expliquer par des experts patentés dûment remerciés pour leurs services, que toute autre voie que la leur conduit à une impasse, une catastrophe, un cataclysme. Mais les faits sont têtus : partout les contre-exemples abondent invalidant leurs théories, démentant leurs promesses, mettant chaque jour davantage en lumière l'impérieuse nécessité d'une réorientation profonde, rapide et raisonnée des politiques publiques et européennes menées jusqu'ici."

 

Déterminé à remettre la République debout, il veut rendre aux citoyens Français le droit de décider de leur avenir en toute liberté.

 

Rendre le pouvoir au peuple

 

Pour le candidat de DLR, les faits sont simples : nos élites politiques ont oublié d'où vient leur légitimité. Il convient donc de se remettre en mémoire certaines notions de base :

 

"La légitimité politique, aujourd'hui encore en République Française, vient du suffrage. Elle vient du peuple. Elle s'exerce dans le cadre de la nation. Il est temps de le rappeler à haute voix."

 

Dès lors, comment accorder le moindre crédit à Nicolas Sarkozy, coupable d'avoir "piétiné la voix du peuple Français" en signant le traité de Lisbonne, copie quasi-conforme du traité constitutionnel rejeté par référendum en 2005 ? Comment faire confiance à ceux qui ont soutenu sa démarche, à savoir nombre de socialistes (parmi lesquels François Hollande) ou de prétendus "rebelles" comme François Bayrou ? Après une telle "faute capitale", le bling-bling, le Fouquet's ou l'EPAD ne sont que des "péchés véniels"...

 

Pour redonner aux Français leur voix, Nicolas Dupont-Aignan veut rénover la vie politique. Le référendum doit retrouver sa place et être respecté. Une dose de proportionnelle doit être instaurée pour "oxygéner notre démocratie". Le vote doit devenir obligatoire et être accompagné de la reconnaissance du vote blanc. Les élus condamnés pour corruption doivent être rendus inéligibles.

 

Défendre la démocratie, c'est aussi défendre les libertés individuelles : rien d'étonnant, dès lors, de voir le député de l'Essonne manifester contre ACTA ou souhaiter l'abrogation de la loi Hadopi (pour créer une "licence globale"). Faire passer l'intérêt général avant les intérêts privés est un véritable leitmotiv pour le candidat de la "France libre". Mais rien de tout cela ne sera possible sans une remise en cause complète du cadre européen actuel.

 

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Une certaine idée de l'Europe

 

L'Union Européenne, telle qu'elle est conçue actuellement, est de moins en moins aimée des peuples. Et pour cause : alors qu'elle devait amener la prospérité, elle n'a entraîné que des régressions, aussi bien sur le plan économique que sur le plan social.

 

"L'Union Européenne devait être le rempart contre la mondialisation sauvage ! Elle en est le meilleur élève, comme en témoigne la désindustrialisation galopante et la perte totale de compétitivité de l'Europe dans le monde."

 

Fondée sur des bases idéologiques, où la nation faisait figure d'archaïsme et de danger, cette Europe-là a rendu les États impuissants, en les privant de toutes leurs capacités à agir sur des points essentiels : le commerce, la monnaie, la politique migratoire...

 

"Les nations d'Europe, la France en tête, sont placées sous curatelle. Elles se sont crues incapables de se gouverner elles-mêmes. Elles ont perdu le sens et bientôt le goût de la liberté, bien si précieux. Et elles se sont placées sous le contrôle de plus en plus étroit d'instances supranationales non élues, venues de nulle part, qui finissent par tout régenter de nos vies."

 

Oui mais voilà : l'échec de cette stratégie est patent. L'idéologie fédéraliste s'est fracassée contre le mur de la réalité et l'existence des nations. Le dogme du libre-échange et de la "mondialisation heureuse" a fait son temps. L'heure est venue de repenser l'Europe, en s'appuyant sur ses peuples. L'UE, "idiot du village mondial", comme le dit Hubert Védrine, doit se reprendre en main. Nicolas Dupont-Aignan souhaite une Europe des projets, à géométrie variable, une confédération d'États-nation libres de s'entendre comme ils le souhaitent.

 

Il veut que son pays ne soit plus dépendant de tutelles extérieures, et demande la sortie du commandement intégré de l'OTAN. Il veut inscrire dans la Constitution le fait que chaque nouveau traité européen ne puisse être accepté autrement que par la voie du référendum (comme en Irlande). Il entend rendre aux nations leur liberté monétaire pour mettre fin aux déséquilibres de l'euro, qui met à genoux des peuples entiers (Grèce, Espagne, Portugal...). Il entend également réhabiliter la frontière, qui "protège autant qu'elle sépare", là où son absence "ne génère que méfiance, faiblesse, soumission".

 

"C'est le grand enjeu de l'élection présidentielle, la confrontation entre les mondialistes européistes d'un côté et les patriotes démocrates de l'autre. Sortons de la curatelle ! Retrouvons une France libre !"

 

Une économie au service des Français

 

Pour l'auteur, la France souffre depuis trop longtemps de l'omniprésence d'une petite oligarchie, qu'il convient de faire plier. Il existe à l'intérieur de notre pays des "citadelles" à reconquérir. Le secteur de l'énergie en est un bon exemple : "intérêt stratégique qui n'aurait jamais du quitter le contrôle de l'État", il sert de juteux placement à quelques monopoles privés. Ce qui se traduit dans les faits par des hausses des tarifs, une "rationalisation" de la présence sur le territoire et l'augmentation du salaire des dirigeants.

 

Pour mieux contrôler l'énergie nucléaire en terminer avec la libéralisation des services publics qui a beaucoup nui aux Français, il envisage de fusionner EDF et GDF en les nationalisant. De la même façon, il entend remettre dans le giron public la Poste ou la SNCF et limiter le salaire maximum dans les entreprises publiques à 36 fois le SMIC. Les banques de dépôt et les banques d'investissement seraient séparées et une taxe sur les transactions financières instaurée.

 

Pour mettre un terme aux délocalisations et réindustrialiser le pays, il entend par ailleurs œuvrer pour un "protectionnisme intelligent", européen si possible, afin de mettre un terme à la concurrence faussée de certaines nations. Aucun "repli sur soi" : il s'agit simplement de pouvoir commercer de manière juste.

 

"Ne pas se protéger dans un monde où le libre-échange est devenu déloyal, c'est se condamner au nivellement économique et social par le bas. Les emplois qui partent ne font pas - contrairement à l'idéologie internationaliste - des heureux ailleurs : ils y font des esclaves ! Se protéger, pour la France, c'est donc plus qu'un moyen de survie : c'est une lutte pour la dignité des hommes dans le monde entier."

 

Outre le protectionnisme, le député de l'Essonne entend redonner à la Banque de France la possibilité de faire des avances directement au Trésor, pour que notre pays ne dépende plus des marchés financiers ou des agences de notation. Il s'agit de mettre un terme à la situation actuelle, où les banques privées servent d'intermédiaires et s'engraissent allégrement...

 

 

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Une République ferme mais juste

 

La France n'est forte que lorsqu'elle est rassemblée. Pour cela, la République doit être forte et sûre d'elle. Elle doit mener une politique familiale efficace et ne doit pas craindre les apports de l'extérieur : il faut assimiler les nouveaux venus, afin d'en faire de véritables Français. Pour autant, elle doit mettre un terme à l'immigration de masse, qui "aboutit aux haines communautaristes et mène la société Française à l'explosion".

 

"La frontière, c'est le monde libre ; le monde "ouvert", c'est la barbarie. La frontière n'est pas la fermeture, ce n'est pas le repli sur soi. La frontière, c'est au contraire une marque de modestie. Cela veut dire : je ne suis pas partout chez moi. [...] S'il n'y a pas de frontière, c'est la loi du plus fort, c'est la loi de la jungle qui s'impose."

 

Dans un autre registre, face à un gouvernement qui a échoué en prétendant faire reculer les violences tout en diminuant les effectifs de police, le candidat de DLR veut au contraire se donner les moyens d'agir : le recrutement 10.000 policiers et la construction de 20.000 places de prison supplémentaires sont ainsi considérés comme des priorités pour mettre un terme à des agissements qui frappent toujours les plus jeunes et les plus faibles.

 

Pour donner une chance à chacun, enfin, il veut redorer le blason de l'école républicaine, en bien piètre état actuellement.

 

"La cause première de ce désastre ? Ce sont les méthodes pédagogistes et l'idéologie de l'enfant-roi qui ruinent l'école républicaine, avec leur cortège de théories fumeuses qui feraient rire si elles ne menaient pas toute une génération au bord du gouffre, comme l'apprentissage de la lecture basé sur la forme globale des mots."

 

Il y a urgence à revenir aux fondamentaux, en particulier l'apprentissage de la langue française. Les cours d'histoire en terminale doivent être rétablis et l'autorité des enseignants doit être enfin respectée ! Par ailleurs, afin d'offrir une seconde chance aux jeunes qui sortent sans formation du système scolaire, il entend créer une véritable "carte de sécurité professionnelle" : un compte individualisé conçu comme une arme pour surmonter les accidents de la vie professionnelle et éviter de sombrer dans la précarité.

 

Une campagne désormais lancée

 

Si dans les médias, le candidat n'obtient que rarement le droit de s'exprimer, sur le terrain, la campagne bat son plein. Opérations médiatiques, coups d'éclat... les militants de DLR n'ont peut-être pas beaucoup de moyens, mais ils ont du cœur et de l'enthousiasme ! Les réunions publiques se multiplient, également : dimanche 25 Mars, Nicolas Dupont-Aignan organisait ainsi un meeting à Paris.

 

Dans une salle pleine à craquer, il a dénoncé le bilan catastrophique du sarkozysme et la fausse opposition proposée par le Parti Socialiste ou le MoDem. Un trio qui fait "semblant de se disputer sur l'accessoire" car il est "d'accord sur l'essentiel" et qui ne "croit plus à la capacité des Français d'être un peuple libre". Faisant allusion à un livre fort recommandable, il a également tenu à affirmer sa confiance en son pays et en ses citoyens.

 

"Pour moi, la France n'est pas finie !"

 

 


 

 

Un discours sérieux et pertinent, rigoureusement républicain, qui rappelle qu'il n'y a pas d'homme providentiel et qui souligne l'importance d'être libre pour pouvoir décider de son destin. Quelques évidences que trop d'hommes politiques, aveuglés par les sirènes de Bruxelles ou leurs ambitions personnelles, ont manifestement oublié... il n'y a, en effet, pas de fatalité : la France peut se relever. Car après tout, comme le disait Charles Péguy :

 

"Le secours de la France, il est en France !"

Publié dans Présidentielle 2012

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lautre95 06/04/2012 00:53

moi j'aime bien ce candidat, car son engagement de par son programme ainsi que de part sa vision quand au futur du peuple de France est vraiment unique, si français. après De Gaulle, c'est le seul
candidat qui ressemble vraiment à son peuple. un homme humble, déterminé, qui vous dit les choses comme elles sont. de plus le projet est très intéressant et très adapté pour la situation actuelle
du pays. et surtout, un homme moderne, chose très importante à prendre en compte.

Je vous souhaite le meilleur pour la campagne présidentielle, et j'en suis sûr, les sondages sont truqués à mort, c'est évident!! mais si y'a pas bourrage durant le décompte, les français seront
très surpris par votre score!!!

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pour les gens: mettons fin à ce mensonge abyssal dans lequel nous à plongé cette élite avec, à leur côté, leurs pseudo journalistes qui font du bourrage de crânes, qui vous forcent à réfléchir
comme ils le veulent en vous répétant systématiquement qu'il n'y a de vrai, possible que ce qu'ils disent et qui n'ont strictement rien à faire du peuple et de son avis! leur bussiness marche par
notre inaction, notre sommeil éveillé! foutons les en prison, car vraiment leur place est là!